Bonjour à tous !
Ca fait bien longtemps qu'on ne vous a pas donné de nouvelles. L'été fut riche et long pour nous avec 3 championnats, 2 semaines d'entraînements et 1 bateau neuf !
Nous avons donc commencé notre été par deux semaines d'entraînements sur le plan d'eau du Mondial à La Rochelle. Chaque journée était ponctuée de quelques manches avec de nombreux étrangers, de quoi bien se roder. Les quatre derniers jours ont donné lieu à une "coach regatta", une régate organisées par les entraîneurs. Au fur et à mesure de l'entraînement nous avons constamment progressé dans nos résultats, de bonne augure pour la suite...
Nous avons ensuite enchaîné avec un petit trajet en camion jusqu'à Amsterdam où nous attendait notre bateau neuf. Une grande joie et beaucoup d'émotions pour moi, c'est la première fois que j'ai un bateau neuf !
Retour à La Rochelle pour préparer le bateau avant le Mondial Jeune. Nouvelles écoutes, on change quelques bouts, on fait des marques, d'aucun dirait qu'on en a fait un peu trop mais on fait aussi de la voile parce qu'on aime bricoler !
Puis arrive le moment de la mise à l'eau : ça flotte ! Première navigation dans du petit temps et les sensations sont excellentes ! On a un peu la tête dans le bateau pour admirer tout ça et voir déjà ce qui ne fonctionne pas très bien... Du coup on re-bricole !
On passe ensuite la jauge : la crainte est que le bateau soit trop léger (on ne l'a jamais pesé ! ). Pour la jauge il y a deux poids, deux mesures : soit on est en jauge partielle soit en jauge complète. Normalement on devait passer en jauge partielle, ce qui signifie qu'on n'a besoin de démonter le safran et la dérive... Or le jaugeur nous dit qu'en fait il nous fait passer une jauge complète (il fera passer les 10 premiers bateaux en complète puis plus personne ayant pris trop de retard sur son programme). On démonte donc la dérive à la hâte, le bout et l'axe que l'on dévisse avec deux pinces qu'on avait sous la main... 120,6 kg. Ouf ! On remonte ensuite la dérive. "Tu sais où sont les pinces ? - J'y ai pas touché. - Moi non plus. - Ah ben elles sont restées dans le bateau ! - Ah ben on a pesé avec les pinces !". Assez étonnant que les jaugeurs ne les aient pas vu, idem pour nous. Grosse frayeur également quand un des jaugeurs nous dit que le safran est hors jauge (?!). Il est neuf le safran, comment c'est possible ? Je vais voir le chef jaugeur qui est très compréhensif, qui revoit la règle de jauge que le premier jaugeur interprétait mal. Le safran passe finalement. C'est bon ! On décide que le jour d'avant la régate sera une journée de pause, le Mondial n'est pas commencé qu'on a déjà besoin de se reposer.
Nous commençons le Mondial remontés comme des pendules. Le vent n'a rien à voir avec celui que l'on a rencontré pendant nos entraînements. Nous rentrons deux manches de 13 et 9. Peut mieux faire. Le lendemain trois manches de prévues : on entame par une manche 7. En progrès ! Puis la deuxième on passe 4 à la première bouée sous le vent. Là soit on tient et on se lance pour le championnat soit on perd et ça nous tue. Malheureusement on prend la deuxième option, on termine 11ème de cette manche. Puis on enchaîne par une mauvaise manche. On se qualifie pour le rond or en 24ème position. Assez loin du coup.
Pour les finales, on essaye de ne plus penser à la déception du classement. On fait un super premier bord et on passe 5ème à la bouée au vent. On est encore 7ème à la deuxième bouée au vent que l'on touche, après un tour pour réparer notre faute et après avoir perdu nos dernières illusions nous finissons 21ème de cette manche. Faute directe. On refera la même bêtise deux jours plus tard dans une position similaire. Double faute.
Nous n'avons pas réussi à relever la tête dans ce championnat pour terminer, assez déçus mais pas morts pour autant, 26ème. Assez loin de notre objectif. Dur pour moi car c'était mon dernier Mondial jeune et que j'aurais aimé faire de belles choses.
Ce n'est que partie remise !

